Pierres
de Lumière
janvier 2010
       

Bonne année 2010
Père Renaud Wittouck

Il t a dix ans nous fêtions le fameux passage à l’an 2000, qu’on nous prédisait catastrophique ! Après il y a eu le passage à l’Euro et la panique pour les ordinateurs, la fameuse éclipse selon Paco Rabanne. On parle maintenant de la fin du monde (d’après le calendrier Aztèque le 12/ 12/ 2012 !) 10 ans déjà comme le temps passe vite. Fêter le début d’une année marque la volonté humaine de ne pas se laisser enfermer dans une existence moulée une fois pour toutes. Rien n’est figé. Ni l’homme, ni le monde ne sont condamnés à tourner en rond dans le cercle des mêmes errances ou des mêmes réussites. L’humanité n’est pas lancée dans un couloir perpétuel dont elle ne peut s’évader. Avec le ‘Nouvel An’ se manifeste la possibilité de rompre le cercle. Aucun pli n’est pris à jamais. Pour le monde et pour chaque personne il est possible d’opérer une rupture: de s’arracher à la trajectoire sur laquelle ils semblaient collés. Chacun peut à tout moment se décider pour une trajectoire d’ombre ou une trajectoire de lumière.
Il faut fêter le ‘Nouvel An’ Pas seulement à cause du jour de congé qu’il procure à tous ! Mais parce qu’il indique une décision de nouveauté. Il annonce le désir de réaliser du neuf. Le matériau de base (les qualités, les défauts et même les talents) reste identique. Mais avec ce matériau tel qu’il est, l’homme se découvre capable d’inventer encore, de s’arracher au passé et d’édifier un autre avenir, de progresser et d’évoluer. Tout demeure possible. On se sent prêt pour un nouveau commencement. ‘Vivre c’est aller de commencement en commencement’ écrivait Grégoire de Nysse au 4 è Siècle ! Ce qui est fêté au Nouvel An c’est la chance toujours offerte d’inverser le mouvement ! De créer la nouveauté en nous ! De commencer.
Pas de fatalité. Il est temps encore (toujours) de se mettre à construire: en soi, dans la société, et même dans l’Eglise. Surgit alors la question: « A quel ouvrage accorder la priorité ? « Peut-être au déplacement d’un certain nombre de ‘centres’. Tout gravite autour des ‘centres’. Ce sont les ‘centres’ qui colorent, qui attirent: vers eux tout est orienté. Ce qui est éloigné des ‘centres’ demeure ‘marginal’.
Quels sont les ‘centres’ aujourd’hui autour desquels tournent nos existences ? Interrogation grave.
Evidemment la rentabilité forcenée est un ‘centre’ Comment en est-on arrivé là ? Il faut que les machines tournent, produisent plus de bruit et de CO2. On n’a plus le choix, on n’y peut rien, l’économie en dépend et tant pis pour les pays et les hommes qui restent sur les bas-côtés. Tant pis si l’état de santé de notre terre est menacé. Tant pis pour les pays qui meurent de froid, de faim, de chaleur ou même qui perdent une partie de leur territoire ! Pensez aux plages du Nord… Pas loin de chez nous…
Chacun pour soi. Pas de solidarité, même en période de crise ! L’individualisme est lui aussi un ‘centre’. Comment en est-on arrivé là ? C’est terrible tout ce qui arrive aux autres, n’est-ce pas ces guerres et ces pauvretés, les Pouvoirs Publics n’ont qu’à s’en occuper, on n’y peut rien changer, ça ne vaut plus la peine de faire quelque chose, de toutes façons à notre niveau… Il vaut mieux rester avec les siens, et goûter à leur amour tant qu’on peut… Heureusement que l’abbé Pierre, Sœur Emmanuelle, mère Térésa, Coluche et tant d’autres encore aujourd’hui ne pensent pas comme cela !
La crainte est un ‘centre’. Comment en est-on arrivé là ? Il faut resserrer les rangs. Il faut un peu plus d’ordre. Il faut s’écarter de ceux qui tentent de chercher une autre façon de vivre l’Evangile, éviter toute expérience trop neuve, se raccrocher solidement à tout ce qui a toujours été, à la tradition, à ce qui a marché en son temps.
Des ‘centres sont à déplacer’ afin que l’être humain enfin puisse vivre dans toute sa dimension humaine. Des ‘centres sont à déplacer’ afin que l’Eglise devienne réellement relais de la Bonne Nouvelle aujourd’hui. Des ‘centres sont à déplacer’ afin que jamais les ‘marginaux’ ceux qui vivent autrement, ceux pour qui l’essentiel est ailleurs, ceux qui vivent en marge des ‘centres’ ne deviennent des ‘exclus’ comme certains artistes.
Qui déplacera ces ‘centres’ ? Il est temps de commencer. Bonne Année 2010 à vous et à tous ceux et celles à qui vous pensez, avec CHOPIN ‘ le plus moderne des musiciens romantiques’ dont nous fêtons le 2 è centenaire de la naissance et de qui je dirais qu’on n’a pas assez réfléchi sur la valeur des dessins de ce pinceau délicat.

Il t a dix ans nous fêtions le fameux passage à l’an 2000, qu’on nous prédisait catastrophique ! Après il y a eu le passage à l’Euro et la panique pour les ordinateurs, la fameuse éclipse selon Paco Rabanne. On parle maintenant de la fin du monde (d’après le calendrier Aztèque le 12/ 12/ 2012 !) 10 ans déjà comme le temps passe vite. Fêter le début d’une année marque la volonté humaine de ne pas se laisser enfermer dans une existence moulée une fois pour toutes. Rien n’est figé. Ni l’homme, ni le monde ne sont condamnés à tourner en rond dans le cercle des mêmes errances ou des mêmes réussites. L’humanité n’est pas lancée dans un couloir perpétuel dont elle ne peut s’évader. Avec le ‘Nouvel An’ se manifeste la possibilité de rompre le cercle. Aucun pli n’est pris à jamais. Pour le monde et pour chaque personne il est possible d’opérer une rupture: de s’arracher à la trajectoire sur laquelle ils semblaient collés. Chacun peut à tout moment se décider pour une trajectoire d’ombre ou une trajectoire de lumière.
Il faut fêter le ‘Nouvel An’ Pas seulement à cause du jour de congé qu’il procure à tous ! Mais parce qu’il indique une décision de nouveauté. Il annonce le désir de réaliser du neuf. Le matériau de base (les qualités, les défauts et même les talents) reste identique. Mais avec ce matériau tel qu’il est, l’homme se découvre capable d’inventer encore, de s’arracher au passé et d’édifier un autre avenir, de progresser et d’évoluer. Tout demeure possible. On se sent prêt pour un nouveau commencement. ‘Vivre c’est aller de commencement en commencement’ écrivait Grégoire de Nysse au 4 è Siècle ! Ce qui est fêté au Nouvel An c’est la chance toujours offerte d’inverser le mouvement ! De créer la nouveauté en nous ! De commencer.
Pas de fatalité. Il est temps encore (toujours) de se mettre à construire: en soi, dans la société, et même dans l’Eglise. Surgit alors la question: « A quel ouvrage accorder la priorité ? « Peut-être au déplacement d’un certain nombre de ‘centres’. Tout gravite autour des ‘centres’. Ce sont les ‘centres’ qui colorent, qui attirent: vers eux tout est orienté. Ce qui est éloigné des ‘centres’ demeure ‘marginal’.
Quels sont les ‘centres’ aujourd’hui autour desquels tournent nos existences ? Interrogation grave.
Evidemment la rentabilité forcenée est un ‘centre’ Comment en est-on arrivé là ? Il faut que les machines tournent, produisent plus de bruit et de CO2. On n’a plus le choix, on n’y peut rien, l’économie en dépend et tant pis pour les pays et les hommes qui restent sur les bas-côtés. Tant pis si l’état de santé de notre terre est menacé. Tant pis pour les pays qui meurent de froid, de faim, de chaleur ou même qui perdent une partie de leur territoire ! Pensez aux plages du Nord… Pas loin de chez nous…
Chacun pour soi. Pas de solidarité, même en période de crise ! L’individualisme est lui aussi un ‘centre’. Comment en est-on arrivé là ? C’est terrible tout ce qui arrive aux autres, n’est-ce pas ces guerres et ces pauvretés, les Pouvoirs Publics n’ont qu’à s’en occuper, on n’y peut rien changer, ça ne vaut plus la peine de faire quelque chose, de toutes façons à notre niveau… Il vaut mieux rester avec les siens, et goûter à leur amour tant qu’on peut… Heureusement que l’abbé Pierre, Sœur Emmanuelle, mère Térésa, Coluche et tant d’autres encore aujourd’hui ne pensent pas comme cela !
La crainte est un ‘centre’. Comment en est-on arrivé là ? Il faut resserrer les rangs. Il faut un peu plus d’ordre. Il faut s’écarter de ceux qui tentent de chercher une autre façon de vivre l’Evangile, éviter toute expérience trop neuve, se raccrocher solidement à tout ce qui a toujours été, à la tradition, à ce qui a marché en son temps.
Des ‘centres sont à déplacer’ afin que l’être humain enfin puisse vivre dans toute sa dimension humaine. Des ‘centres sont à déplacer’ afin que l’Eglise devienne réellement relais de la Bonne Nouvelle aujourd’hui. Des ‘centres sont à déplacer’ afin que jamais les ‘marginaux’ ceux qui vivent autrement, ceux pour qui l’essentiel est ailleurs, ceux qui vivent en marge des ‘centres’ ne deviennent des ‘exclus’ comme certains artistes.
Qui déplacera ces ‘centres’ ? Il est temps de commencer. Bonne Année 2010 à vous et à tous ceux et celles à qui vous pensez, avec CHOPIN ‘ le plus moderne des musiciens romantiques’ dont nous fêtons le 2 è centenaire de la naissance et de qui je dirais qu’on n’a pas assez réfléchi sur la valeur des dessins de ce pinceau délicat.