Pierres
de Lumière
juillet 2009
       

Temps de Vacances...

Ce numéro 106 de « Pierres de Lumière » correspond aux vacances. Que vous soyez dans le Nord, ou dans le Sud, en Corrèze, en France ou à l’étranger, les vacances dites d‘été sont propices au vélo, aux marches dans la nature, aux moments passés dehors, assis tranquillement sous un arbre, à pécher, à regarder un paysage de montagne, en ressentant la chaleur et les multiples odeurs qu’elle libère…. De quoi éprouver une sensation de plénitude: je suis là, tranquille, sans rien de particulier à faire, je suis bien… Je peux faire le plein de couleurs, que je transmettrais plus tard, pendant cette nouvelle année scolaire dans ma peinture, ma sculpture, mon art…
Dans ces conditions ‘paradisiaques’ nous avons parfois envie de chanter « Seigneur que tes œuvres sont belles ! » Alors de tels moments sont-ils ou peuvent-ils être des moments de prière ? La réponse n’est peut-être pas si simple…
Refusant toute forme d’adoration de la nature, la tradition biblique marque en effet nettement sa différence d’avec les religions qui l’entourent. Car c’est par sa Parole que Dieu s’affirme Créateur de toutes choses, et qu’il voit que cela est bon ( Gn 1,12) Les créatures ne sont pas ainsi des émanations de Lui, encore moins des dieux; et l’être humain, au coeur de la Création est le seul être animé qui soit à son image. Il lui est donc interdit de se prosterner devant les plantes, les animaux les stars de la pop musique ou du sport quelle qu’elle soit ou de la télé Pour autant, l’homme est néanmoins invité à poser sur ces vivants le même regard que celui de Dieu: à se réjouir en voyant que tout cela est bel et bien bon. Oui, la nature nous parle de Dieu, mais elle n’est pas Dieu. Contemplée en sa présence, elle n’est plus une proie pour le désir de l’homme. L’eau, les bêtes, le vent deviennent, comme pour François d’Assise des frères et des soeurs qui trouvent leur origine et leur bonté en Dieu.
Devant ce spectacle parfois grandiose de la nature, l’être humain est également renvoyé à ses limites. Devant sa propre petitesse, il peut alors prier avec les psalmiste: » A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu créas, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme que tu en prennes souci ? » (Ps 8) Comparé à l’immensité du cosmos, (dont nous n’avons pas encore tout découvert) la finitude de l’homme lui manifeste le prix de cet amour personnel que Dieu lui porte. Au milieu de ces galaxies sans limites, j’ai du prix aux yeux de Dieu…Car la tradition biblique insiste aussi sur un point clé: l’essentiel de la Révélation se trouve dans la Parole de Dieu qui exprime un amour auquel l’homme n’aurait jamais pu rêver. Parole, présence, patience de Dieu, qui fait du cœur de l’homme le sanctuaire par excellence, le lieu où il réside ici-bas. Que la splendeur de la nature nous aide donc à nous émerveiller de cet amour divin. Sous l‘infini des étoiles, devant l’abîme de l’atome, l’être humain est précieux pour l’Auteur de toute chose.